Fanjeaux en Lauragais

Histoire

Accroché à un promontoire rocheux à 360 m d’altitude, FANJEAUX est un haut lieu historique du Lauragais, entre les Pyrénées Orientales et les contreforts du Massif Central : la Montagne Noire ; par beau temps, point de vue admirable depuis la terrasse du Seignadou sur 6 départements.

Ancien oppidum, temple romain, puis cité médiévale de 3.000 habitants, aux fortifications dotées de 14 tours, détruites au cours des temps.

Fanjeaux, célébré par le troubadour Peire Vidal, a été intimement lié aux événements qui secouèrent le Languedoc au XIIIème siècle, en devenant l'un des bastions du catharisme en Lauragais. Fanjeaux a été au centre de la prédication contre l’hérésie cathare.

A l'époque féodale deux co-seigneurs dirigeaient le puissant castrum de Fanjeaux : Dame Na Cavaers et Guillaume de Durfort, dont le château se situait non loin du "Lac de Jupiter".

 

 

 

La noblesse locale, fort importante, puisque 50 familles nobles possédaient des biens à Fanjeaux, fut rapidement acquise aux idées cathares. Le village devint dès le début du XIIème siècle l'un des bastions de l'hérésie Albigeoise.

Dominique de Guzman (Saint Dominique), installé à Fanjeaux de 1206 à 1215, a tenté par ses prédications de ramener à l'Eglise Catholique Romaine la noblesse locale acquise à l'église des "Bons Chrétiens" ou Eglise Cathare.

En 1207, la joute oratoire qui opposa Dominique à Guilhabert de Castres, évêque cathare, aboutit à l'ordalie (preuve par le feu). D'après la tradition, les écrits des deux orateurs jetés dans les flammes, ceux de Guilhabert de Castres brûlèrent, alors que ceux de Dominique s'élevèrent par trois fois au-dessus des flammes, jusqu'à atteindre une poutre du plafond.

(La poutre dite du "Miracle du feu" est actuellement à l’église paroissiale, les habitants de Fanjeaux l’y ayant transportée solennellement en 1820, après l’effondrement, sur les lieux du miracle, de la chapelle dite de Saint Dominique).



L'incursion du Prince Noir en 1355 dans le Languedoc n’a pas épargné Fanjeaux qui a été incendié. Fanjeaux s’est relevé assez rapidement de ce triste épisode de la guerre de Cent Ans et connut avec la culture du pastel au XVIème s. une paisible prospérité.

La période révolutionnaire a vu se distinguer un enfant de Fanjeaux, Hugues DESTREM, qui, élu député à l'Assemblée Législative, a été déporté à Cayenne pour avoir voulu s'opposer au coup d'Etat de Napoléon Bonaparte, le 18 Brumaire.



LES ARMES DE FANJEAUX de gueules à une croix évidée, allégée et pommelée d'or à un chef d'azur chargé de fleurs de lys d'or.