Fanjeaux en Lauragais

Patrimoine

FANJEAUX
Fanum ( temple ) Jovis ( de Jupiter )
Accroché à un piton rocheux à 360 m d’altitude, FANJEAUX, est un haut lieu historique du Lauragais, entre les Pyrénées Orientales et les contreforts du Massif Central : la Montagne Noire ; par beau temps, point de vue admirable depuis la terrasse du Seignadou sur 6 départements.

L’EGLISE PAROISSIALE
Eglise languedocienne typique (gothique méridional), de la fin du XIIIème : 1278 – 1281, classée Monument Historique. Elle aurait été reconstruite sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Jupiter.

L'on peut y voir entre autres :
- un très beau portail à 6 voussures, supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés,
- une large nef unique de 4 travées,
- 6 chapelles voûtées bâties entre les contreforts,
- une charpente apparente portée par des arcs-doubleaux contrebutés par ces contreforts,
- 2 statues de la Vierge à l'enfant (bois, fin XIIIème et pierre polychrome, début XIVème siècle),
- un trésor constitué de pièces d’orfèvrerie dans l'abside,
- un riche décor de toiles peintes du XVIIIème, dans le choeur baroque,
- la pierre du foyer et la poutre dite du “Miracle du feu” provenant de la chapelle du couvent effondrée au XVIIIème siècle.,
- le tableau de Gamelin représentant la procession contre le fléau de la grêle, dans la chapelle de Saint Dominique,
- un orgue du XVIIème s., à restaurer,
- la pierre de fondation de l'église sur le mur extérieur,
- Le clocher formé d’une tour octogonale, percée de nombreuses baies en arcature brisée, avec gargouilles et d’une flèche flanquée de 6 clochetons à jour, couronnée d’un globe de pierre dans lequel est scellée une croix en fer du Languedoc.
(Importants travaux de restauration prévus à réaliser dans les cinq prochaines années (2005-2010)

Clocher de l'église paroissiale

 

 

La Maison de Saint-Dominique

LA MAISON DE SAINT DOMINIQUE

Dès le début du XIVème siècle, ce quartier est appelé "Bourguet san Domenge", avec une rue San Domenge attestant le souvenir de Dominique dans cette partie du village.
Sans souvenir historique précis du lieu d’habitation, mais suivant la tradition, les dominicains, gardant les parties médiévales, aménagèrent une maison en oratoire perpétuant le souvenir de Dominique.

A voir :
Dans l'entrée
- Une porte en bois sculpté. " Porte Wardecki "

Dans l’Oratoire (selon la tradition : ancienne sellerie du château)
- Un tabernacle en bois doré du XIVème s.,
- La cheminée du XIIIème pour partie, avec quelques éléments du XIVème et du XVème s.,
- Les vitraux de Jean HUGO (petit neveu de Victor Hugo), retracent la vie du Saint.
 

Ancien couvent des Frères Prêcheurs

L’ANCIEN COUVENT DES FRERES PRECHEURS

Le couvent abrite aujourd’hui les dominicaines de la Sainte Famille.
A côté des Halles, conçu initialement pour les frères dominicains, qui l’habitent en 1358, il a été agrandi en 1364 ; l’église n’aurait été édifiée que vers 1448. En 1793, les frères prêcheurs sont évincés et les bâtiments laissés à l’abandon pendant plus d’un siècle.
- Un portail monumental du XVIIIème matérialise l’entrée du couvent
- L’élise, dédiée à Notre-Dame, présente un ensemble architectural typique du gothique méridional. Elle comporte une nef flanquée de chapelles latérales et un chevet plat. La nef est remarquable pour ses culs de lampe finement ciselés.
- L’ancienne salle capitulaire a été réaménagée en chapelle, nef unique scandée par un arc doubleau brisé.
- Du cloître en brique rose ne subsiste que l’aile ouest.
- A l’extrémité sud, s’élèvent les vestiges de la maison dite " du Miracle " de Saint-Dominique. D’après la tradition, cet emplacement évoque l’épisode au cours duquel le parchemin de Saint Dominique, jeté aux flammes, s’envola par trois fois pour finalement se poser sur une poutre (conservée en l’église paroissiale), démontrant aux hérétiques de quel côté se plaçait la " providence divine ". En 1346, " la maison du miracle " est transformée en chapelle Saint-Dominique, deux portails gothiques et des restes de murs médiévaux témoignent de son existence.

LE MONASTERE DE PROUILHE
(A 1,5 Km du coeur du village)
Au carrefour des routes de Bram-Mirepoix et de Castelnaudary-Limoux, au bas de Fanjeaux ; le monastère de Prouilhe fut fondé en 1207 par Saint Dominique pour y accueillir 9 femmes cathares qu'il avait converties. Détruit à plusieurs reprises et en particulier à la Révolution où il servit de carrière de pierre, il fut plusieurs fois reconstruit.

La basilique édifiée en 1886, de style Romano - Bysantin, demeure inachevée.

Le monastère abrite toujours aujourd'hui une communauté de dominicaines, partageant leur temps entre la prière et le travail.


La basilique Sainte Marie de Prouilhe

A DECOUVRIR EN PARCOURANT LES RUES ET RUELLES DE FANJEAUX :

Les Halles XVIIIème
Lieu de rassemblement pour les marchés, les fêtes locales, les foires, les expositions, jolie charpente en chêne.

La rue de la tour XVIème (rue En Pelisse)
Petite tour d’angle, dernier vestige, depuis la disparition des 14 autres de la citadelle du Moyen-Age. On aperçoit au fond le clocher de l'église, haut de 40 m, qui servit de repère pour les 1ères cartes du géographe Cassini.

La Croix discoïdale XIIIème siècle
Faisant corps avec le parapet d'un pont du XVIIème s., elle présente quatre bras séparés par une simple fente entre les extrémités pattées. D’un côté, une main bénissant symbolisant la Trinité, de l’autre, un agneau portant la croix oriflammée et sur chacun des bras, gravure d’un écu. Malheureusement les blasons sont illisibles.

Le Seignadou (Signe de Dieu)
De là, Saint Dominique aurait vu une boule de feu tombant sur Prouilhe ; y voyant un signe de Dieu, il fonda à cet endroit son premier monastère.
Par temps clair, surprenante vue panoramique sur la Montagne Noire, la plaine du Lauragais et la chaîne des Pyrénées.


Croix discoïdale du XIIIème siècle

Vue du Seignadou

Les halles XVIIIème siècle